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Michael Flynn, ancien conseiller de Trump, inculpé

“Rien dans le plaider coupable ou les chefs d’inculpation n’implique d’autres personnes que M. Flynn”, a immédiatement réagi la Maison Blanche.

 

L’affaire russe a connu vendredi un spectaculaire coup d’accélérateur avec l’inculpation de Michael Flynn, ancien conseiller du président américain Donald Trump, qui a plaidé coupable et accepté de coopérer avec la justice.

 

La vaste enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016 – et les liens présumés entre des proches de M. Trump et Moscou – fait peser depuis plusieurs mois une lourde épée de Damoclès au-dessus du 45e président des Etats-Unis.

 

Présenté à un juge devant une cour fédérale à Washington en milieu de matinée, Michael Flynn, ancien directeur du renseignement militaire américain, a reconnu avoir menti au FBI, une déclaration qui a immédiatement fait chuter Wall Street.

 

Le Dow Jones a baissé de plus de 1% à la mi-journée avant de réduire ses pertes.

 

“J’admets que les actions que j’ai reconnues aujourd’hui devant le tribunal constituent une grave erreur”, a-t-il écrit dans un communiqué diffusé peu après. “Mon plaider coupable et accord pour coopérer avec le bureau du procureur spécial reflète une décision que j’ai prise dans le meilleur intérêt de ma famille et de notre pays. J’accepte l’entière responsabilité de mes actions”.

 

Ce rebondissement a mis la capitale fédérale américaine en ébullition.

 

Quelles informations cet homme de 58 ans aux traits sévères s’est-il engagé à livrer aux enquêteurs ? Jusqu’où ira-t-il pour tenter d’échapper à la prison ? Mettra-t-il directement en cause des proches de Donald Trump, voire le président lui-même ?

 

Selon le document signé de la main du procureur spécial, M. Flynn a, par ses fausses déclarations, “entravé” l’enquête. Le texte, explosif, souligne par ailleurs qu’il a “contacté” les Russes fin 2016 à la demande d’un “très haut responsable” de l’équipe Trump qu’il ne nomme pas. Ces échanges sont intervenus entre l’élection de Donald Trump et sa prise de fonctions à propos d’une résolution de l’ONU condamnant Israël.

 

‘Enfermez-là !’

 

Cet ancien général, connu pour son indulgence avec la Russie et sa ligne très dure face à l’extrémisme islamique, fit preuve d’une extrême virulence durant la campagne où il encourageait les foules à crier “Enfermez-là !” à chaque évocation de la démocrate Hillary Clinton.

 

Il avait été poussé à la démission moins d’un mois après sa nomination à la Maison Blanche.
Il a été inculpé jeudi entre autre pour avoir menti sur la teneur de ses échanges avec l’ambassadeur russe à Washington sous Barack Obama, Sergueï Kisliak, notamment au sujet des sanctions imposées par les Etats-Unis à la Russie.

 

L’administration Trump a immédiatement tenté de minimiser le rôle de M. Flynn au sein de son équipe.

 

“Rien dans le plaider coupable ou les chefs d’inculpation n’implique d’autres personnes que M. Flynn”, a indiqué Ty Cobb, le conseil de la Maison Blanche, soulignant, dans une formulation alambiquée, que M. Flynn n’avait été conseiller que pendant 25 jours et en le qualifiant d'”ancien de l’administration Obama”.

 

Ce rebondissement de taille assombrit ce qui s’annonçait comme une journée de victoire pour M. Trump avec le vote probable par le Sénat de sa grande réforme fiscale. AFP

 

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