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Les noces de Ben et Fatmata: un mariage pour la postérité

C’est officiel! Ben Bangoura, l’éditeur du site d’informations AlloConakry, s’est marié samedi 1 juillet 2017 avec l’américaine Fatmata Koroma, directrice exécutive de Therapeutic Intervention Inc. et du Miss Culture USA.

 

La cérémonie a eu lieu dans la propriété familiale de la nouvelle mariée à Hollywood, un endroit pittoresque du sud du Maryland situé à 1h30 de voiture du District de Columbia.

 

Rainbow over the Victorian Candle Bed & Breakfast, Saturday July 1, 2017

Près de 200 invités de marque, dont l’ambassadeur de la République démocratique du Congo, François Balumuene,  Jan Du Plain ( President/CEO Du Plain Global Enterprises, Inc.) et le populaire animateur d’Afropop, George Collinet,  se sont retrouvés aux côtés de Sheri Sesay Tufour, la dame d’honneur, Salif Justice et Mohamed Sako, les témoins,  dans le cadre enchanteur de la maison d’hôtes au charme victorien, construite  à Hollywood, dans le Maryland, par la mère de la mariée, Susan et son mari d’un second mariage, Jim Dexter.

 

Personnalités, parents et amis étaient venus assister à la cérémonie de mariage du guinéen Ben  Bangoura et de l’américaine d’origine  sierra-léonaise, Fatmata Koroma. Mais comment s’étaient-ils connus?

 

Dans un article consacré au mariage, un ami de longue date de Ben, le producteur-exécutif de l’émission Afropop Worldwide, Banning Eyre, fait le récit de leur rencontre et décrit l’atmosphère chaleureuse et joyeuse qui a prévalu en dépit de deux averses qu’un spectaculaire  arc-en-ciel a vite fait oublier.

 

Banning Eyre a connu Ben en Guinée en 1993, lors d’un voyage de travail pour Afropop Worldwide. Ben n’a cessé de lui répéter que son objectif dans la vie était de venir aux Etats-Unis et de devenir journaliste. L’année suivante, Ben arrive à Boston où il va séjourner chez Banning. Il apprend l’anglais, établit des contacts, se familiarise avec l’American Way of Life. Lorsque Banning part vivre au Mali, Ben vient à Washington, se plongeant dans les milieux de la politique et du journalisme, pour parvenir ultimement à fonder sa propre société, le site Allo Conakry.

 

C’est lors du pique-nique annuel des ambassadeurs des pays membres de la CEDEAO, à la chancellerie libérienne, que Ben a fait la conaissance de celle qui allait devenir son épouse. Fatmata Koroma prenait des photos et Ben, pensant qu’elle était journaliste, a engagé la conversation. En fait, Fatmata n’était pas photographe de presse, mais une professionelle de la santé, directrice exécutive de Therapeutic Intervention Inc., et du Miss Culture USA.  Le journaliste a invité la thérapeute, et le reste appartient à l’histoire.

 

Ben face au Pasteur Raymond K. Mani

Banning Eyre raconte, avec humour, dans son article la cérémonie religieuse, conduite par pasteur Raymond K Mani. La famille Koroma est profondément chrétienne, et Ben est un musulman dévôt. Lors de l’échange des voeux, le révérend Mani a demandé au marié de dire que “leur mariage était exclusivement un mariage chrétien”. Là Ben a tiqué. Mais avec une grande présence d’esprit, il a répondu: “ un mariage qui soit globalement accepté  par Dieu”. Une réponse qui a satisfait le pasteur. “ Une réponse”, écrit Banning Eyre “ qui a permis à Ben de montrer qu’il était un homme de principe, adoptant la foi de sa nouvelle famille, sans abandoner la sienne”.

 

Susan Dexter, mère de Fatmata Koromah, heureuse et fière

La réception sous une grande tente qui a suivi a été grandiose, avec l’entrée spectaculaire de tous les membres de la famille, dont James Koroma, le père de Fatmata. La mère de la mariée, Susan Dexter,  gracieuse hôtesse, débordait de joie et de fierté.

 

Lors des échanges de toasts, un invité a rappelé que pendant  la guerre civile en Sierra Leone, la Guinée avait accueilli et protégé de nombreux réfugiés, ajoutant  “ce n’est donc pas la première fois que les deux pays ont fait quelque chose d’important”.

 

La réception sous une grande tente qui a suivi a été grandiose

Dans sa conclusion, Banning Eyre écrit: “ Non seulement ce mariage inhabituel était-il un signe réconfortant de la solidarité africaine, transcendant les langues, les nationalités et les religions: c’était aussi une affirmation du rêve américain qui a toujours été une histoire d’ambition et d’accomplissements d’immigrants venus de terres lointaines”.

 

Par Claude Porsella

Washington Correspondent


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