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Crainte à Freetown d’une nouvelle catastrophe

Les résidents des villes satellites près de Freetown vivent dans l’angoisse d’une autre catastrophe après que des fissures ont été signalées sur les flancs de la montagne dénommée ‘Sugar Loaf Mountain’, près de la capitale, d’où étaient parties les coulées de boue et les glissements de terrain causées par les fortes averses de lundi dernier et qui avaient fait au moins 499 morts

 

Certaines parties de la montagne surplombant la péninsule de Freetown s’étaient affaissées suite à plusieurs heures de pluies torrentielles qui étaient descendues sur le quartier de Regent, à la périphérie de la capitale de la Sierra Leone, balayant sur son passage maisons et arbres et laissant les résidents coincés ou enterrés par les torrents de boue rouge.

 

Les fissures signalées sur la façade de la montagne n’ont fait l’objet d’aucune vérification par les géologues locaux depuis le désastre.

 

Cependant, Sallay Samura, une rescapée visiblement préoccupé, a confié samedi à l’Agence de presse africaine samedi (APA) que depuis que des fissures sont apparues sur la montagne, les habitants vivent dans la peur d’une autre avalanche pouvant causer une autre catastrophe.

 

Mme Samura a déclaré que sa maison, vieille de plusieurs décennies, figurait parmi les nombreuses autres dans la ville qui avaient été marquées X pour une destruction ultérieure par les autorités, après que la zone a été déclarée dangereuse pour une habitation humaine, à la lumière de la pire catastrophe naturelle qu’a commue la Sierra Léone et qui a laissé plus de 600 personnes sans abri.

 

Mariée et mère de plusieurs enfants, Sally a déclaré qu’elle était impatiente de déménager dans un quartier plus sûr de la ville, avant la démolition de la maison qui a été sa demeure depuis plus de 20 ans.

 

Sa détermination à déménager est telle que Mme Samura a catégoriquement expliqué à son mari qu’elle tenait à partir même si ce dernier rechigne apparemment à quitter les lieux.

 

«Je lui ai dit que s’il ne faisait pas le nécessaire pour que puissions déménager, je partirai seule», a insisté Sally.

 

Beaucoup de maisons encore debout au pied de la montagne portent des stigmates de la catastrophe et pourraient poser de gros risques pour les résidents, ont mis en garde des sources anonymes au ministère sierra léonais des affaires foncières.

 

Depuis la catastrophe de lundi, les résidents vivant au pied de la montagne vivent dans l’anxiété, surtout quand il pleut, restant des nuits sans dormir, de peur que des pans de montagne ne se détachent et tombent sur les habitations dispersées dans la vallée.

 

Juchée sur la ceinture forestière de l’Afrique de l’ouest, la Sierra Leone bénéficie de neuf mois de pluies torrentielles qui s’intensifient entre août et septembre de chaque année.

 

Pendant cette période, Freetown connaît des pluies ininterrompues, qui submergent la majeure partie de la ville, en particulier son plus grand bidonville de Kro Bay. APA

 

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